Zoom sur Mother Carmel - Gazette #85
- Kainnyanne

- 28 déc. 2025
- 9 min de lecture
JOYEUSES FÊTES À TOUS ! À l’heure ou nous publierons ces lignes, vous serez probablement en train d’enfourner une grosse dinde ou de digérer des trente-huit plats que mamie vous aura généreusement resservis ! Si vous n’êtes pas trop bourrés, et que lire quelques lignes de plus ne vous rendra pas malade, permettez-moi de vous annoncer le menu : du sucre cuit, des ermites silencieux, une sorcière des montagnes, un tuto “comment réduire l’opposition par le kidnapping” et une pouffe pour le dessert. À table !
Carmel serait du caramel ?
Une belle question de con dont la réponse est plutôt évidente : non, Carmel est humaine. Mais son nom est est une référence obvious au caramel. (Bah voyons, et puis quoi encore ? Les enfants de Linlin vont avoir des noms de bouffe ? Absurde !)
Dur, mou ou encore salé, le caramel est une confiserie issue du sucre, duquel on a retiré son eau de cristallisation.
Alors je vous épargne l’histoire du sucre qu’on a déjà abordé dans la gazette sur Perospero. Par contre je vais vous re parler d’un bonhomme dont on avait causé dans le zoom de Brûlée : François Pierre de La Varenne. Auteur du livre “Le Cuisinier François, enseignant la manière de bien apprester, & assaisonner toutes sortes de viandes, grasses et maigres, légumes, pâtisseries, etc.“ (oui oui c’est bien le nom du bouquin). Eh bien ce type a aussi écrit “Le confiturier” dans lequel il aborde le caramel (dans un paragraphe qui s’appelle “le sucre cuit à brûlé”. PEU RAGOÛTANT MÔSSIEUR DE LA VARENNE), puis dans une page dédiée à une confiserie nommée Caramelle. Et cette fois, pas de pelle dans sa cuisine ! Par contre, il vous faudra une plaque de marbre polie. AH BAH ON EST CUISINIER PÂTISSIER FRANÇOIS OU ON NE L’EST PAS !
Mais n’oublions pas que tout le monde peut cuisiner, comme le disait si bien le chef Gusteau ! Raison pour laquelle la fabrication moderne du caramel est décrite début du siècle dernier par un … prof de médecine. ._.
Soit.
Mais alors comment qu’on fait ? Bah pour libérer l’eau présente dans les cristaux de caramel, suffit de le faire fondre. Tout bête. Si le sucre est fondu seul, le caramel sera rapide à faire et bien brun. Plus la cuisson sera ralentie, plus le caramel tirera vers le blond. Pour autant, une fois froid, il sera dur et cassant. Bref idéal pour décorer une pâtisserie. Alors si vous voulez lui donner une forme, pensez à le faire tant qu’il est encore chaud et en présence d’un adulte responsable, sobre et mature parce que le caramel, ça brûle sa mère !
“Mé tu mant komme tu resspirre dabord, lé caramelles mou ça ekziste !”
Oui, mais c’est pas l’eau qui les rend mou, c’est les lipides. Le gras si tu préfères. Et du gras on en trouve sous plein de formes : lait concentré, crème, chocolat (dont je vous expliquais quelques péripéties dans le zoom sur Pudding, bordel on va vraiment faire toute la famille ?) ou encore du beurre, salé de préférence.
On ajoute le corps gras avant ou après en fonction du résultat désiré, qui va du semi-liquide au semi-solide.
Vous voulez le secret d’un caramel réussi ? Et bah avant, je vais vous parler du beurre salé ! Parce que la probabilité qu’on fasse un jour une édition sur Galette est quand même assez faible. Au XIVe siècle, on découvre un truc dingue : le sel, ça conserve vachement bien les aliments ! Et keskon fait quand la populace découvre un truc qui permet d’améliorer son niveau de vie ? On répand l’info et on les aide à progresser tous ensemble BAH NON ! On est pas des bisounours ! Nan en 1343, on réquisitionne puis on revend cher en quantité insuffisantes. Et cette taxe-là s'appelle la gabelle du sel. SAUF QUE : il y a une zone d’irréductible gaulois qui résiste tant bien que mal à l’envahisseur : la Bretagne. Bah oui, la Bretagne est devenue française deux siècles plus tard, en 1532. Donc pas en France, pas de gabelle; pas de gabelle, un prix bon marché, d’autant plus qu’avec ses nombreuses côtes, se procurer du sel c’est pas bien dur. Raison pour laquelle le beurre salé y est toujours très répandu. Et raison pour laquelle on en fout partout, même dans le caramel. On a des bribes de traces de caramel au beurre salé il y a quasi un siècle, et ça fait un bon demi siècle que le produit est vraiment commercialisé depuis Quiberon. Merci Henri Le Roux.
(Dites lui merci, c’est une vraie star, le type à fait un caramel d’un demi kilomètre soit 200 kg de gourmandise et de quoi achever un bon millier de diabétiques. Et il a reversé les bénéfices à la S.N.S.M et à des hôpitaux pédiatriques)
Et les deux petits tips pour faire un bon caramel : ajouter un filet de jus de citron avant la cuisson. Et si vous avez pas de thermomètre (comme moi) pour faire votre caramel, versez en un peu dans de l’eau froide : si ça coule pas c’est qu’il faut laisser cuire encore un peu, si ça forme une boule molle c’est une cuisson dite “au petit boulé” soit entre 116 et 125 degrés; et si la boule est dure alors c’est une cuisson dite “au gros boulé” donc entre 126 et 135 degrés.
Et tant qu’on parle de distribution de gourmandises, on va rester dans le thème.
Carmel, une ermite silencieuse ?
Vous le savez, Mother Carmel est une religieuse. Alors j’ai cherché dans ce sens, et j’ai trouvé L’Ordre du Carmel.
Groupe de catholiques contemplatif, ses membres sont appelés carmélites (ou carmes pour les hommes). L’ordre à été fondé par un groupe d’ermites sur le Mont Carmel, en Palestine, à la fin du 12ème siècle. Leur prophète est Elie un personnage de la religion juive, défenseur de dieu.
On lui a attribué quelques miracles, notamment celui de ressusciter les morts ou de faire descendre le feu du ciel. (Coucou Pandora)
Après quelques (beaucoup) de péripéties que je ne détaillerai pas, l’ordre érémitique se transforme en ordre monastique et se propage dans le monde. Pour citer une de leur Saintes : « Mon dessein étant de vivre en ce monastère dans une très étroite clôture, dans une stricte pauvreté, et d’employer beaucoup de temps à l’oraison »
À ce jour, il reste deux branches principales : les grands Carmes et les Carmes Deschaux.
Ils sont plutôt connus pour leur enseignement sur l’oraison silencieuse, une forme de prière.
Leur mode de vie est donc plutôt simple, en particulier les Carmes Deschaux. Ils se consacrent au jeûne la plus grosse partie de l’année et vivent de leur travail en produisant donc sirops, huiles essentielles, baumes, cosmétiques et des bonbons très réputés au japon.
Bim, point sucrerie, sujet raccord, tout est raccord c’est parfait.
Carmel une sorcière des montagnes ?
Bon, vous savez qui d’autre donne des bonbons ? Les sorcières. Sisi, je vous promets !
Celle qui nous intéresse s’appelle Yama Uba.
Et vous souvenez-vous de l’autre surnom de Mother Carmel auprès de la pègre ? Yamamba la sorcière des montagnes.
Yama Uba est une créature surnaturelle des contes et légendes du Japon. Yama pour “ montagne” et Uba pour “femme”. En revanche, pour le charadesign, elles sont très différentes. Notre Yokai est représentée comme une femme en kimono usé et déchiré avec de longs cheveux blancs.
Mais alors : gentille ou vilaine ?
Bah ça dépend des sources. Toutes s’accordent à dire qu’elle accueille les voyageurs égarés et les enfants perdus en leur offrant le gîte et le couvert. Gentille !
Mais certaines sources racontent aussi qu’à terme elle les bouffe. Vilaine ! Il se raconte aussi qu’elle serait douée de métamorphose et serait en mesure de mouvoir ses cheveux comme des serpents.
Mais le point le plus intéressant c’est qu’elle serait la mère de Kintarō, grand héros du folklore japonais. L’enfant doré est élevé par une ogresse sur le mont Ashigara. Il devient rapidement ami avec les animaux puis, avec sa force extraordinaire, il vainc et capture un démon et entre dans une vie de légende, avec vaillance et courage.
L’histoire rappelle un peu Linlin, vous trouvez pas ?
Carmel, un tuto "réduire l'opposition par le kidnapping" ?
Quand on parle de Mother Carmel, on a tout de suite en tête son rapport à l’enfance de Linlin. La bergerie, un orphelinat où elle s’occupait d’enfants avec bienveillance et amour… de l’argent. Car si il est une chose inoubliable avec elle c’est bien le trafic d’enfants.
Et si je vous disais qu’il y a moins d’un siècle, un pays pourtant bien civilisé a organisé le trafic de milliers d’enfants ?
Retour en arrière. Imaginez, vous êtes un couple dans les années 60 et vous passez le pas : le projet enfant est mis sur les rails
Vient l’accouchement, vous allez à l'hôpital donner la vie et le verdict tombe : votre enfant est mort né. Le personnel hospitalier vous renvoie chez vous avec un abysse béant dans le cœur.
Imaginez maintenant un instant que votre enfant présumé mort est confié à de parfaits inconnus. Et bien ça a été le cas de plus de 30 000 familles, ou plutôt de 30 000 enfants qui ont été arrachés injustement à leur famille.
Entre les années 1940 et 1950 (même si on sait que la pratique à été étendue jusqu’en 1980) l’Espagne est gouvernée par Francisco Franco. C’est l’ère du franquisme: une idéologie conservatrice nationale-catholique. Mais Franco à un ami psy (ouaiiiiiiiiiis !) le docteur Antonio Vallejo Nàgera. Selon lui la relation entre l’idéologie marxiste et l’infériorité mentale est une évidence et donc que mettre les sujets à l’écart dès l’enfance pourrait libérer la société du marxisme.
Donc dans les familles républicaines les enfants sont déclarés comme morts-nés et placés dans des familles franquistes avec la complicité du personnel hospitalier et des autorités religieuses.
Le sujet aurait pu tomber dans l’oubli mais ressort peu à peu des tiroirs depuis 2010 et plus largement depuis 2018 avec le premier procès ouvert sur le sujet. Bref, le sujet est toujours tabou en Espagne.
À noter qu’après le décès de franco, cette pratique s’est poursuivie mais non plus pour des raisons idéologiques, mais purement lucratives. 1980, c’est pas si loin.
Carmel, une pouffe ?
On va rester dans le thème pas très marrant du trafic d’enfants et remonter encore un peu dans le temps.
Georgia Tann est née en 1891, dans une famille aisée. Son père est juge et invite souvent la petite Georgia à assister à des procès. En raison d’affaires familiales parfois très difficiles, il lui arrive d’héberger temporairement des enfants sans ressources.
C’est à ce moment-là que Georgia trouve sa voie : s’occuper d’enfants en difficulté. Moooooh c’est meugnon.
À l'âge de 22 ans, elle devient assistante sociale spécialisée dans les adoptions après avoir étudié à l’université. Elle est indépendante et confiante, elle assume ouvertement son homosexualité et ses pantalons apparemment fantasques dans un état très conservateur.
À travers son travail, elle juge les classes populaires incapable de prendre soin de leurs nombreux enfants alors elle prend à cœur de donner aux enfants les plus méritants et en bonne santé les meilleurs places. Mais certains américains ne voient pas le mélange de sang et de classe d’un bon œil. Alors Georgia n’hésite pas à se mouiller et change les registres des enfants des rues et des enfants issus d’adultères en, je cite, “orphelin de famille chrétienne victime d’accident tragique”.
Quelle figure féminine forte et engagée !
Seulement Georgia était loin d’être altruiste
Elle travaillait dans un orphelinat dont les frais d’adoption étaient… légers. Pour 7$, un couple de l'État pouvait adopter un gosse. Pour un couple d’un autre état, il fallait payer 750$. Bref, c’est maigre. Alors vers les années 30 elle décide de filer un coup de main à de riches familles pour 5000$/enfants, dans le respect de la loi. Et ça marche même très bien parce qu'elle tombe en manque d’enfants. Pas de panique, elle a un plan : elle va faire le tour des hôpitaux et soudoyer des infirmières pour lui fournir des nouveau-nés qui seront annoncés comme “mort-nés” auprès de leurs familles. Elle joue aussi de ses contacts dans la justice pour faire falsifier quelques affaires familiales afin de recueillir des enfants.
Mais avec le temps, les familles désireuses d’adopter veulent maintenant connaître les informations des parents biologiques des enfants, alors un projet de loi est mis sur les rails pour que les infos de filiations apparaissent obligatoirement. Par chance (pour elle pas pour les gosses) le projet n’aboutira pas puisque de nombreuses personnes plutôt bien placées ont fait appel à ses services. Néanmoins, il devient de plus en plus compliqué pour elle de justifier son usine à enfants.
Finalement après une enquête et sa mort des suites d’un cancer, son patrimoine s’élève à plus d’un million de dollars et plusieurs biens onéreux (maisons entre autres), gagnés sur le trafic d’enfants.
Finalement, une loi légalisera l’adoption de 5000 enfants issus de son trafic, la disculpant totalement du trafic, permettant aux nouveaux parents de garder les enfants volés et séparant définitivement ces derniers de leur famille biologique, les actes de naissance étant détruits.
Bref, la mère malgré elle du système d’adoption contemporain et une gigantesque poufiasse.
Blurp. J'ai trop bouffé moi...
immonde bruit de rot
Oh zut, bah tant pis j'écrirai l'outro après la digestion...
Sources :
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Searing the Beef
Sear beef fillets on high heat for 2 minutes per side to form a golden crust. Let it cool before proceeding to keep the beef tender.
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Searing the Beef
Sear beef fillets on high heat for 2 minutes per side to form a golden crust. Let it cool before proceeding to keep the beef tender.
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Searing the Beef
Sear beef fillets on high heat for 2 minutes per side to form a golden crust. Let it cool before proceeding to keep the beef tender.
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Searing the Beef
Sear beef fillets on high heat for 2 minutes per side to form a golden crust. Let it cool before proceeding to keep the beef tender.
Notes



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Season the good fresh beef fillets with salt and black pepper. Heat olive oil in a pan over high heat and sear the fillets for 2 minutes per side until it fully browned. Remove the beef from the pan and brush with a thin layer of mustard. Let it cool.



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Season the good fresh beef fillets with salt and black pepper. Heat olive oil in a pan over high heat and sear the fillets for 2 minutes per side until it fully browned. Remove the beef from the pan and brush with a thin layer of mustard. Let it cool.



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Season the good fresh beef fillets with salt and black pepper. Heat olive oil in a pan over high heat and sear the fillets for 2 minutes per side until it fully browned. Remove the beef from the pan and brush with a thin layer of mustard. Let it cool.



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Season the good fresh beef fillets with salt and black pepper. Heat olive oil in a pan over high heat and sear the fillets for 2 minutes per side until it fully browned. Remove the beef from the pan and brush with a thin layer of mustard. Let it cool.
Instructions
Quality Fresh 2 beef fillets ( approximately 14 ounces each )
Quality Fresh 2 beef fillets ( approximately 14 ounces each )
Quality Fresh 2 beef fillets ( approximately 14 ounces each )
Beef Wellington

Beef Wellington
Fusion Wizard - Rooftop Eatery in Tokyo
Author Name

Beef Wellington is a luxurious dish featuring tender beef fillet coated with a flavorful mushroom duxelles and wrapped in a golden, flaky puff pastry. Perfect for special occasions, this recipe combines rich flavors and impressive presentation, making it the ultimate centerpiece for any celebration.
Servings :
4 Servings
Calories:
813 calories / Serve
Prep Time
30 mins
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